Que pouvaient éprouver des bovins, qui n’avaient jamais navigué, entassés dans la cale d’un navire pour 10 jours de tangage entre le Saint-Laurent et les côtes britanniques? 

Combien de ces animaux n’ont jamais revu la terre ferme, jetés par-dessus bord au fil de la traversée? Et dans cette même cale, des hommes à peine mieux considérés qu’eux, souvent de jeunes immigrants irlandais, parfois orphelins, étaient engagés comme bouviers (cattlemen) pour s’occuper du bétail, sans toujours être payés à l’arrivée. 

Loin d’être de simples marchandises, bovins et bouviers ont-ils contribué, par leurs besoins et leur résistance, à façonner le rythme des quais et du commerce de Montréal et de Québec?

Ce sont ces questions qu’a explorées Catherine Paulin dans sa thèse de doctorat, réalisée sous la direction de la professeure Michèle Dagenais, du Département d’histoire de l’Université de Montréal. L'étudiante retrace les transformations du commerce canadien d’exportation de bovins vivants vers la Grande-Bretagne entre les années 1870 et le début du 20e siècle.

Source: https://nouvelles.umontreal.ca/article/2026/08/11/dix-jours-en-mer-un-siecle-de-commerce-du-betail-entre-montreal-et-la-grande-bretagne