En ski de bosses, quelques fractions de seconde peuvent changer l’issue d'une descente. Une mauvaise lecture du parcours, une attention défaillante ou une décision prise un peu trop tard peuvent transformer un bel enchaînement en erreur, voire en catastrophe.
C’est notamment ce qui préoccupait les entraîneurs de Ski Acro Québec, l’organisation provinciale chargée des programmes de ski acrobatique du Québec. Dans leurs camps d’entraînement en altitude, notamment à Tignes, dans les Alpes françaises, ils constataient une fatigue importante chez leurs athlètes âgés de 16 à 21 ans.
Pour mieux comprendre ce phénomène, ils ont fait appel à Giorgio Varesco, chercheur postdoctoral au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Université de Montréal aux côtés de Guido Simonelli, professeur au Département de médecine de l’UdeM.
En collaboration avec ses collègues de l’Institut national du sport du Québec – François Bieuzen et Nicolas Bourrel –, le chercheur s’est penché sur le trio sommeil, fatigue et performance. Le projet, amorcé en 2025, vise entre autres choses à élaborer des façons simples de mesurer la fatigue cognitive directement en montagne.