Et si la clé pour récupérer d'un entraînement perçu comme difficile tenait en une seule nuit de sommeil un peu plus longue que d'habitude?
C’est ce que tend à démontrer une étude menée auprès des joueurs des Remparts de Québec par le professeur Guido Simonelli et son équipe de recherche au Département de médecine de l’Université de Montréal: un tel allongement suffit à réduire la fatigue ressentie et à améliorer les résultats obtenus dans l’exécution d’une tâche cognitive exigeante.
Une fatigue qui pèse, une récupération qui compte
Il faut savoir que, chez les jeunes athlètes de haut niveau, la fatigue fait partie du quotidien. Entre les entraînements, les compétitions et les cours suivis à distance, le sommeil est souvent la première chose sacrifiée.
Pourtant, le sommeil demeure un levier de récupération parmi les plus accessibles et les moins coûteux dont disposent les athlètes, à condition de savoir l'utiliser efficacement.
«On sait depuis longtemps que le manque de sommeil nuit à la performance, mais on connaît beaucoup moins bien l'effet inverse, soit ce qui se passe quand on prolonge le sommeil au cours d'une seule nuit, signale Guido Simonelli. Ce genre de stratégie ponctuelle est réaliste pour un athlète durant la saison, contrairement à un allongement du sommeil sur plusieurs jours consécutifs, qui est plus difficile à intégrer dans une routine.»
Pour vérifier cette hypothèse, l'équipe de recherche s'est tournée vers la formation des Remparts de Québec, club de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec.
Il importe de souligner que cette étude a bénéficié d’un soutien financier de Polysleep, une entreprise québécoise spécialisée dans les produits de sommeil. Le projet comprenait également un volet de mobilisation des connaissances qui prévoit une formation destinée aux Remparts sur le sommeil et la performance sportive. Cette formation sera offerte en collaboration avec Somnolence+, un organisme à but non lucratif spécialisé dans la promotion de la santé du sommeil.