La Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal vient de lancer la toute première Chaire d’excellence en études féministes, genres et sexualités.
À l’heure où les discours antigenres, antitrans et antimigrations gagnent en visibilité dans plusieurs pays, y compris dans des États où les droits des communautés LGBTQI+ semblaient acquis, cette nouvelle chaire vise la création d’un lieu de recherche en vue de relier ces enjeux plutôt que de les traiter séparément.
«Ces discours sont souvent liés entre eux. Les mêmes acteurs et les mêmes considérations idéologiques alimentent fréquemment les attaques contre les personnes migrantes et contre les minorités sexuelles et de genre. Produire des données scientifiques rigoureuses devient alors une manière de construire des contrerécits fondés sur la recherche plutôt que sur l’idéologie», estime Ahmed Hamila, professeur au Département de sociologie de l’UdeM et titulaire de la Chaire.