À l’ère des mégadonnées, l’idée dominante veut qu’une plus grande quantité d’informations mène à de meilleures réponses. Or, une nouvelle étude canadienne montre que, dans la quête des ancêtres lointains de la vie, l’accumulation de données peut au contraire éloigner les scientifiques de la réalité.

Publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, les résultats des travaux de Miklós Csűrös, professeur agrégé d’informatique à l’Université de Montréal, révèlent que les méthodes courantes de reconstruction des génomes de microbes anciens sont dépassées par l’explosion de l’information disponible.

Ce paradoxe amène les modèles actuels à «halluciner» des évènements évolutifs – en particulier un nombre invraisemblablement élevé de transferts horizontaux de gènes – qui ne seraient de fait que des mirages statistiques, indique l’étude.

Miklós Csűrös y met en lumière un point de rupture en biologie évolutive: à mesure que les scientifiques tentent de concilier des milliers de séquences génétiques à l’échelle de tout l’arbre du vivant, le signal évolutif réel commence à s’effacer, remplacé par du bruit mathématique.

Source: https://nouvelles.umontreal.ca/article/2026/06/11/moins-c-est-plus-corriger-la-carte-de-l-evolution-microbienne