«J’étais dans le potager d’une membre de Mères au front Saguenay, qui vit à Jonquière, à proximité du complexe de Rio Tinto. Au moment de croquer dans un concombre, j’ai été prise d’un doute: le légume pourrait-il être contaminé?» raconte Édith Ouellet, une résidante de la région qui s’est jointe à la retraite au mouvement militant lancé par Anaïs Barbeau-Lavalette et Laure Waridel. 

Alors qu’on prône de plus en plus la consommation locale et la souveraineté alimentaire, jardiner apparaît comme un geste citoyen écologique et économique. «Mais il n’y a rien de simple dans la vie. On encourage les gens à manger local et même à cultiver leurs propres fruits et légumes pour une meilleure sécurité alimentaire. Mais est-ce qu’il pourrait y avoir un risque pour leur santé si les fruits et légumes sont contaminés?» s’interroge Nolwenn Noisel, professeure au Département de santé environnementale et santé au travail de l’Université de Montréal. 

C’est grâce à Édith Ouellet, qui a contacté la professeure spécialiste des contaminants dans l’environnement, qu’un projet de recherche sur la contamination des jardins potagers à Saguenay a été mis sur pied. Il a été financé par le programme Engagement du Fonds de recherche du Québec, qui permet aux citoyens et citoyennes de proposer une idée de recherche et de la réaliser en étroite collaboration avec un chercheur ou une chercheuse. 

Source: https://nouvelles.umontreal.ca/article/2026/07/07/manger-local-mais-contamine