La démence à corps de Lewy est l'une des formes les plus fréquentes de démence chez les personnes âgées après la maladie d'Alzheimer. Elle tire son nom d’amas anormaux, découverts par le neurologue Friedrich Lewy, d'une protéine appelée alpha-synucléine qui s'accumule à l'intérieur des neurones et les endommage. Elle se manifeste par des hallucinations visuelles, des fluctuations cognitives, des mouvements agités et souvent violents pendant les rêves et des symptômes moteurs analogues à ceux de la maladie de Parkinson.

Or, contrairement à ce qui a longtemps été présumé, la perte de tissu cérébral qu'entraîne cette démence ne serait pas aléatoire: elle toucherait préférentiellement certaines régions du cerveau qui partagent des caractéristiques biologiques précises.

C'est ce que démontre une étude publiée dans leJournal of Biomedical Sciencepar une équipe internationale qu’a dirigée Shady Rahayel, professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et chercheur au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, en collaboration avec des équipes des universités McGill, de Newcastle, de Cambridge et de Toronto ainsi que le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement.

Une atrophie qui prédomine à l'arrière du cerveau 

En comparant les images obtenues par résonance magnétique du cerveau de 83 personnes atteintes de la démence à corps de Lewy avec celles de 86 personnes en bonne santé, l’équipe de recherche a observé un amincissement marqué du cortex, particulièrement dans les régions pariétale, temporale et occipitale, qui correspondent à la portion postérieure du cerveau, comme cela avait déjà été rapporté dans des études précédentes.

Source: https://nouvelles.umontreal.ca/article/2026/08/25/demence-a-corps-de-lewy-pourquoi-certaines-regions-du-cerveau-sont-elles-plus-atrophiees